Cette série est issue d’un travail de plusieurs années où le noir de l’encre de Chine, la couleur rare, sous-tendaient une réflexion appartenant encore, malgré tout, à la figuration du corps.
Plus sereine que ce qui précède, la série « Lumière » dégage aussi plus radicalement l’invitation à la contemplation patiente, à l’abandon fasciné, au travail du regard, dépouillé s’il se peut de ses prétentions à la compréhension et à l’appropriation.
« Lumière », pour expérimenter que c’est, me semble-t-il, dans la pénombre, le noir, dans la cécité même, que peut surgir l’éblouissement, la clarté reconquise, l’ « éternité retrouvée ».
Ce travail « abstrait » est parallèle à une recherche figurative dépouillée sur le visage et le corps invitant, elle aussi, à la contemplation qui est, pour moi, la condition première d’accès à une oeuvre.
(Avril 2008).
|